rosettamike
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frederic francois talk about mike
Je vous propose un extrait de l'interview d'Alain Gordon-Gentil, Entretien paru dans ‘Apartés’ du vendredi 13 novembre 2009. . J’ai été avec Mike Brant, parmi les artistes français les plus médiatisés. Nous représentions une génération et une mode. Quand nous sommes arrivés, ça représentait l’arrivée des chanteurs romantiques, ou comme on disait, des chanteurs à minettes. Nous avons bouleversé le panorama musical. Nous imposons notre romantisme. Nous imposons nos chemises à grand col, nos pattes d’éléphant. C’est le raz de marée. Nous sommes médiatisés à fond. Puis, arrive la vague disco qui nous balaie Mike et moi. J’ai été repêché plus tard. Les radios libres arrivent et diffusent mes disques. Et c’est comme ça que je reviens. J’ai changé les arrangements de mes chansons, je fais rentrer au-delà des violons et d’autres instruments, les instruments et les sons électroniques. Il y a eu dans les années 70 une véritable rivalité entre vous et Mike Brant. Vous régniez tous les deux en maîtres dans tous les «hits parades» et les magazines et on racontait que vous vous détestiez… Comment avez-vous vécu cette période un peu extravagante ? Il est important de le dire : Le public, les journaux nous mettaient en concurrence. Mais lui et moi on était très amis. Quand on se voyait on s’embrassait, que ce soit dans les couloirs de rédaction ou dans des studios de télévision. On était souvent ensemble. Un jour, il y a eu une émission sur la Une où les gens ont voté pendant plusieurs semaines pour leur chanteur préféré. Quand le vote a été connu on a constaté que nous étions sortis premiers ex aequo Mike et moi. Exactement le même nombre de votes. C’est sans doute depuis ce jour que sont apparues ces rumeurs de rivalité entre lui et moi. Tous les deux nous faisions le même type de chansons et nous nous adressions aux mêmes personnes. Non, il n’y a jamais eu de rivalité entre nous. Quand Mike Brant s’est suicidé en se défenestrant qu’avez-vous pensé ? Que derrière ce succès, comme le vôtre, il y avait une fragilité extrême? Cela a été un choc. J’ai été d’une immense tristesse. Je me suis posé plein de questions. Mais il y a des choses qu’il faut dire. On a fait passer le message après la mort de Mike de quelqu’un qui a pété les plombs et qui s’est suicidé. Il y a beaucoup de chances que cela ne soit pas vrai. Mike ne s’est pas suicidé. Je connais très bien l’entourage de Mike. En fait, pendant les dernières années de sa vie, il avait signé un contrat avec quelqu’un qu’on a retrouvé tué dans le bois de Boulogne il travaillait lui-même avec quelqu’un qu’on a retrouvé sous le métro. A partir de là toute l’équipe, sept personnes je crois, y est passée. Mike a été le dernier. Alors on se pose la question: est-ce que toute l’équipe a été éliminée pour des raisons qu’on ignore?… Voilà ce qu’on sait. En dehors de tout ça, Mike reste une très grande voix, un homme extraordinaire, avec un magnétisme incroyable sur les foules. Il apportait une émotion qui dure encore aujourd’hui et il continue à vendre des milliers de disques, si longtemps après sa mort.
Je vous propose un extrait de l'interview d'Alain Gordon-Gentil, Entretien paru dans ‘Apartés’ du vendredi 13 novembre 2009. . J’ai été avec Mike Brant, parmi les artistes français les plus médiatisés. Nous représentions une génération et une mode. Quand nous sommes arrivés, ça représentait l’arrivée des chanteurs romantiques, ou comme on disait, des chanteurs à minettes. Nous avons bouleversé le panorama musical. Nous imposons notre romantisme. Nous imposons nos chemises à grand col, nos pattes d’éléphant. C’est le raz de marée. Nous sommes médiatisés à fond. Puis, arrive la vague disco qui nous balaie Mike et moi. J’ai été repêché plus tard. Les radios libres arrivent et diffusent mes disques. Et c’est comme ça que je reviens. J’ai changé les arrangements de mes chansons, je fais rentrer au-delà des violons et d’autres instruments, les instruments et les sons électroniques. Il y a eu dans les années 70 une véritable rivalité entre vous et Mike Brant. Vous régniez tous les deux en maîtres dans tous les «hits parades» et les magazines et on racontait que vous vous détestiez… Comment avez-vous vécu cette période un peu extravagante ? Il est important de le dire : Le public, les journaux nous mettaient en concurrence. Mais lui et moi on était très amis. Quand on se voyait on s’embrassait, que ce soit dans les couloirs de rédaction ou dans des studios de télévision. On était souvent ensemble. Un jour, il y a eu une émission sur la Une où les gens ont voté pendant plusieurs semaines pour leur chanteur préféré. Quand le vote a été connu on a constaté que nous étions sortis premiers ex aequo Mike et moi. Exactement le même nombre de votes. C’est sans doute depuis ce jour que sont apparues ces rumeurs de rivalité entre lui et moi. Tous les deux nous faisions le même type de chansons et nous nous adressions aux mêmes personnes. Non, il n’y a jamais eu de rivalité entre nous. Quand Mike Brant s’est suicidé en se défenestrant qu’avez-vous pensé ? Que derrière ce succès, comme le vôtre, il y avait une fragilité extrême? Cela a été un choc. J’ai été d’une immense tristesse. Je me suis posé plein de questions. Mais il y a des choses qu’il faut dire. On a fait passer le message après la mort de Mike de quelqu’un qui a pété les plombs et qui s’est suicidé. Il y a beaucoup de chances que cela ne soit pas vrai. Mike ne s’est pas suicidé. Je connais très bien l’entourage de Mike. En fait, pendant les dernières années de sa vie, il avait signé un contrat avec quelqu’un qu’on a retrouvé tué dans le bois de Boulogne il travaillait lui-même avec quelqu’un qu’on a retrouvé sous le métro. A partir de là toute l’équipe, sept personnes je crois, y est passée. Mike a été le dernier. Alors on se pose la question: est-ce que toute l’équipe a été éliminée pour des raisons qu’on ignore?… Voilà ce qu’on sait. En dehors de tout ça, Mike reste une très grande voix, un homme extraordinaire, avec un magnétisme incroyable sur les foules. Il apportait une émotion qui dure encore aujourd’hui et il continue à vendre des milliers de disques, si longtemps après sa mort.